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the worst day since yesterday + cameron


Family shows up :: Portland, Oregon :: Sellwood-Moreland :: Les résidences
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The misunderstood
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Sujet: the worst day since yesterday + cameron ~ Dim 21 Oct 2018 - 20:44~


La fin du mois d'octobre pointait le bout de son nez sur Portland. Le temps s'était rafraîchi, et le ciel gris s'était installé, laissant place à des averses plus fréquentes. Cette soirée, Jack était de repos. Pas de petites opérations clandestines contre le clan Galindo, pas de planque officielle ou officieuse dans un immeuble désaffecté et humide, pas de paperasse insipide à finir obligatoirement avant de pouvoir profiter de sa soirée. Non, rien que l'Irlandais, le ménage qu'il n'a pas fait depuis près de trois semaines dans sa maison branlante et une bonne lessive, étant donné la pénurie imminente de sous-vêtements pour le flic. D'ordinaire, il était loin d'être bordélique, mais il s'était dernièrement laissé avoir par les différents évènements de sa vie professionnelle, laissant de côté les différentes tâches ménagères. Ce soir, malgré la saison, c'était nettoyage de printemps. O'Reilly s'était donc transformé en véritable fée du logis, vidant l'immense tas de cadavres de bouteilles de bières et de boîtes de pizzas à la poubelle avant de s'affairer à passer un bon coup d'aspirateur dans l'ensemble des pièces de sa maison, prenant même le soin de changer les draps de son lit. Une fois qu'il s'y mettait, le vétéran se transformait en véritable tornade ménagère, capable de récurer pendant trois heures ses chiottes ou de lustrer la plomberie s'il constatait le moindre défaut. Cela lui venait de son passage chez les Marines, ou à chaque inspection tout devait être parfait, au risque de voir ses permissions annulées et remplacées par diverses activités et jeux de plein air …. Terminant son ménage, il s'affaira avec la lessive et lançait une deuxième machine lorsqu'il s'apprêtait à repasser ses chemises sèches. En voyant le tas posé sur la table de sa cuisine, il se dit qu'il préférerait la prochaine fois laisser l'équivalent d'un mois de salaire au pressing plutôt que d'endurer ceci à nouveau, lui rappelant peut-être de manière indirecte qu'il devrait lever le pied quant à ses activités professionnelles et nocturnes. Mais alors qu'il s'apprêtait à poser le fer chaud sur sa première chemise, plusieurs petites tâches brunes apparurent à l'Irlandais comme un nez au milieu de la figure. Il s'efforça de frotter du mieux qu'il put, sans parvenant à arranger les choses. Bien ancrée dans les fibres du vêtement, le sang refusait de partir.

Ni une, ni deux, il attrapa sa veste et ses clés de voiture sur un coup de tête, bien décidé à mettre l'accusée et coupable devant le fait accompli. La soirée était à peine entamée lorsqu'il se gara sur Milwaukee Avenue et se dirigea d'un pas entêté vers le numéro 172. Le concierge le laissa entrer sans problème, et Jack fulminait en tapotant nerveusement sur la touche de l'ascenseur correspondant à l'étage de Cameron. Sortant de ce dernier, l'Irlandais traversa le couloir d'une manière décidée avant de pénétrer dans l'appartement de sa collègue sans même prendre la peine de sonner. Déçu de ne trouver personne à surprendre dans le salon, il scruta rapidement ses alentours avant d'entendre une petite musique parvenant de ce qui était la salle de bains de la jeune femme. Un petit sourire mutin s'étira sur ses lèvres, alors qu'il était déjà fier de la connerie qu'il faisait et de celle qu'il prévoyait de faire. Jack ouvrit la porte de la salle de bains d'un coup sec, entrant sans crier gare pour tomber sur une Cameron dans sa baignoire et dans son plus simple appareil. Complètement sans gêne vis-à-vis de la jeune femme, il ne se serait jamais permis un tel comportement avec qui que ce soit d'autre. C'était juste parce que les deux flics avaient une telle complicité qu'il se permettait de faire des choses pareilles. Et elle en faisait de même avec lui. Et puis, après tout, ce n'était pas la première fois qu'il la voyait nue, bien qu'un généreux nuage de mousse lui barrait ce privilège ce soir. Brandissant sa chemise en l'air, il la toisa  « Tu me dois une chemise ! Et tu devrais faire attention à mieux fermer ta porte d'entrée, ils laissent rentrer n'importe qui dans cet immeuble ... » Il était tellement concentré dans sa bêtise qu'il n'avait pas remarqué un petit être sursauter sur sa droite lorsqu'il était entré. Mais du mouvement lui fit baisser les yeux et il découvrit la petite fille de Cameron, qu'il n'avait pas vu depuis plus d'un an. Depuis la maternité, en fait. Jack s'agenouilla pour se mettre à son niveau.  « Oh, désolé, je ne voulais pas t'effrayer. » lui fit-il avec un sourire qui se voulait rassurant.  « Tu dois être Mattie … tu as bien grandi depuis que nous nous sommes rencontrés. Tu ne te rappelles pas de moi, mais je m'appelle Jack ... » conclut-il avec un sourire avant de se remettre d'aplomb. Son regard croisa sa propre silhouette dans le miroir, avant qu'il ne s'arrête sur un petit détail qu'il n'avait remarqué jusqu'à ce soir. D'un coup, les épaules de l'Irlandais s'affaissèrent et il lâcha sa chemise sur le sol mouillé de la salle de bains. Ses yeux faisaient des allers et retours entre le miroir et la petite fille avant qu'il ne se résigne à quitter la pièce d'eau pour aller s'installer dans le salon, prenant soin de refermer la porte derrière lui. L'Irlandais sentait sa tête tourner et avait l'impression que tout son monde était sur le point de s'écrouler. Il attendit patiemment dans le fauteuil de la jeune femme que cette dernière eut terminé, ressassant sans cesse des idées plus ou moins sombres dans son esprit. Une fois qu'il fut sûr d'avoir son attention, il ne laissa échapper que deux mots, mais sans doute lourd de conséquences.  « Dis-le. » Jack était loin d'imaginer que sa vie allait ainsi basculer à cause d'une maudite chemise....






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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Dim 21 Oct 2018 - 23:47~



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C'est qu'elle avait eut l'occasion de se reposer aujourd'hui, traîner dans l'appartement en compagnie de Matilda et de son petit fauve avec lequel la gamine s'amusait bien. L'avantage d'avoir un petit canidé était qu'il occupait la petite quand Cameron avait besoin de calme pour passer l'aspirateur, faire les poussières, mais aussi parce que la pauvre petite ne risquait pas de s'ennuyer, n'ayant ni frère et sœur, des cousins beaucoup plus âgés qu'elle. Au moins elle avait un compagnon de jeu et ça amusait la jeune maman de les voir jouer ensemble, c'est qu'elle lui menait la vie dure au cabot, mais lui se laissait faire. Elles étaient allées toutes les deux promener le petit animal, emmitouflées dans de gros gilets, habillées à l'identiques, les deux blondes s'étaient balader, Cameron en avait même profiter pour acheter un chocolat chaud à son petit bout de chou avant de rentrer à l'appartement. Elles avaient prit tout leur temps si bien qu'à peine rentrer il était déjà l'heure de manger, la journée avait filé à ne vitesse folle. L'américaine n'avait pas souvent l'occasion de profiter pleinement de sa petite poupée, si bien que dès que l'opportunité se présentait elle faisait les choses en grand, tout pour que Matilda Rose ait de bons souvenirs de moments passés en compagnie de sa mère beaucoup trop absente de sa vie.

Après qu'elles aient terminé leur repas, c'est dans la baignoire que la petite blonde aux cheveux bouclés atterrit. Comme tous les enfants, au début la globule refusait de se laver, mais une foi dans l'eau il fut difficile à Cameron de l'en tirer, naturellement, bébé s'y amusait beaucoup trop pour en sortir. Un combat de tous les diables s'engagea alors entre la mère et la fille, si bien que pour réussir à la tirer de là elle dû user de ruse et dû céder aux requête de sa fille qui furent de lui passer son album préféré (Tchaïkovski), la laisser enfiler son pyjama de licorne et le droit de manger une barre de butterfinger (barre de beurre de cacahuète enrobée de chocolat, très lourd, mais délicieux.) La globule savait à peine parler et pourtant négociait déjà comme une reine. Cameron sourit tristement, elle lui rappelait quelqu'un en se conduisant ainsi. Une fois que toutes les exigences de mademoiselle furent exhaussées ce fut le moment de monter dans la baignoire, boucles d'or, elle, avait ramené dans la salle de bain tout un tas de jouets afin de rester avec sa mère et jouait sagement. De la vapeur émanait de la baignoire remplie de mousse dans laquelle la détective se glissait, soupirant d'aise.

Un instant elle se laissa glisser dans l'eau, immergeant même son visage, c'est sans doute à ce moment précis que Jack décida de passer la porte de son appartement. La musique classique n'était pourtant pas jouée à un volume trop élevé, mais elle envahissait la petite pièce et rendait inaudible les bruits extérieurs. Quand la porte s'ouvrit à la volée l'américaine sursauta légèrement pour finalement apercevoir le visage de Jack, la surprise pouvait se lire sur son visage angélique. Dans d'autres circonstances le comportement de l'irlandais ne l'aurait pas gênée, ils se connaissent bien et après tout il l'avait déjà vue nue, pourtant elle ne réussit pas à se décrisper et ce fut pire quand il se pencha sur Mattie pour lui adresser quelques mots. Habituellement la jolie blonde lui aurait envoyé une réplique cinglante en pleine face en riant, elle se serait peut-être même hâtée de sortir de son bain pour venir l'embrasser, qui sait, elle l'aurait peut-être même arrosé ou fait tombé dans la baignoire, habituellement... Mais là, non, elle se contenait, observait la scène comme une biche surprise par les phares d'une voiture au beau milieu de la route. Son cœur battait à tout rompre, un instant elle crut qu'il allait sauter hors de sa cage thoracique. La blondinette adressa un sourire enfantin à l'irlandais, peina même à prononcer son prénom "Chack" lui répondit-elle simplement en lui tendant une peluche pour finir la reprendre pour se remettre à jouer.

Cameron ne l'avait pas lâché du regard l'ancien militaire, elle avait presque cesser de respirer et quand il lâcha sa chemise sur le sol pour quitter la pièce elle se mordit les lèvres, passant ses mains sur son visage pour finir par fixer d'un air absent ce qu'il avait laissé sur le sol. Bordel qu'elle n'avait pas envie de sortir de là où elle se trouvait, elle avait presque envie de s'y noyer, d'y disparaître. Peut-être avait-il fait le lien, peut-être pas. Voilà pourquoi elle s'était donné tant de mal à cacher son enfant à son entourage professionnel, afin d'éviter que cela ne se produise. La trentenaire prit une profonde inspiration afin de se ressaisir, peut-être devenait-elle simplement paranoïaque, elle se savait coupable, Jack n'avait sans doute rien comprit et s'était juste absenté, furieux que par la faute de la blonde sa chemise soit foutue. Pourquoi ne verrouillai-elle pas sa porte d'entrée ?! Pourquoi son foutu concierge laissait-il entrer tout le monde comme-ci cet immeuble était un moulin ?! Les jambes tremblantes elle se levait, enfilait un peignoir et essora grossièrement sa chevelure. "Viens par la poussin." dit-elle à sa princesse en la prenant dans ses bras, empoignant au passage la chemise de son ami, pour aller déposer l'enfant dans sa chambre dans l'espoir qu'elle y joue et qu'elle reste bien cachée à l'abris du regard de son géniteur. La jeune maman laissa ouverte la porte de la chambre de Mattie et se dirigea vers le salon d'un pas décidé, chemise en main, pour retrouver un Jack assis l'air contrarié.

Cameron se planta devant lui, à bonne distance tout de même. dis-le. Elle manqua de s'étouffer la blonde, son cœur venait de l'envoyer se faire foutre en manquant un battement, sa gorge se mit à se serrer alors que des million de fourmis lui parcouraient le corps tout entier. "Je te l'avais dis que tu aurais dû mettre du sel." répondit la jeune femme en brandissant la chemise, feignant de mal comprendre le sens de ces deux petits mots qui venaient de lui flanquer une gifle, ces simples mots qui venaient de lui retourner le cœur, l'estomac et tout le reste. Mais elle ne se démontait pas. "Elle est foutue maintenant." elle a haussé les épaules en arborant une moue désolée, elle a même hoché la tête. Elle ne voulait pas se foutre de sa gueule, enfin, pas vraiment. Jamais elle n'avait imaginé que les choses se dérouleraient ainsi, qu'elle aurait à lui parler de sa fille parce qu'il venait de la rencontrer. Putain, merde, jamais elle n'avait imaginé qu'ils se rencontreraient sans qu'elle l'ait décidé. "Tu veux une bière ?" a t-elle fini par demander en se dirigeant vers la cuisine, les mains tremblantes.


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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Lun 22 Oct 2018 - 0:35~


Le temps semblait avoir suspendu son envol dans cet appartement de Portland. Jack se sentait comme à l'étroit entre ces quatre murs du salon, oppressé par un esprit plus que tiraillé et tourmenté. S'il avait pu faire les cent pas en attendant le retour de Cameron, il l'aurait fait, et à une vitesse telle que la moquette y serait probablement passée. Il s'en voulait tellement d'être venu ce soir, d'avoir voulu la taquiner une fois de plus -une fois de trop- chez elle, alors qu'il aurait pu attendre le lendemain au commissariat pour l'afficher devant sa brigade. Il s'en voulait d'avoir mis une nouvelle fois les pieds dans le plat, mais malgré tout, l'Irlandais voulait désormais des réponses. Assis dans son fauteuil, trépignant sur place, il s'imaginait tous les cas de figure, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. O'Reilly repensait à ces trois dernières années, de leur petit écart de comportement un soir de nouvel an à l'annonce de sa grossesse peu avant une fusillade. Un militaire de passage lui avait-elle dit si ses souvenirs étaient corrects. Après tout, il y avait tout de même un fond de vrai là-dedans. Mais ce qu'il venait de voir était plus que troublant, et pouvait décemment remettre en question le fondement même de leur relation, ainsi que l'avenir de cette dernière. Jack avait beau avoir pris son temps pour s'en rendre, ou ne pas avoir réagi assez vite lorsqu'il était tombé sur une photographie de Matilda mais il faisait désormais le rapprochement entre les yeux de la petite fille et les siens. Et la ressemblance était plus que troublante ….

Jack essayait de se faire le plus discret possible dans son fauteuil, de peur d'attirer l'attention de la fille de sa partenaire. Mais tous ses sens étaient aux aguets, et il ne cessait de regarder sa montre en tendant l'oreille pour savoir quand est-ce que Cameron viendrait le rejoindre et lui dire qu'il se faisait des histoires, ou lui avouer la vérité. Ses mains se crispèrent sur les accoudoirs du fauteuil lorsqu'elle pointa le bout de son nez dans la pièce de vie, et il attendit sa réponse comme si sa vie en dépendait, cessant presque de respirer. O'Reilly ne put en croire ses oreilles lorsqu'elle parla de sa chemise comme si de rien n'était, avant de se retourner et de prendre la direction de la cuisine, le plantant là dans son fauteuil. Abasourdi par la réaction de la jeune femme, il lui fallu quelques instants pour réaliser qu'elle venait vraiment de lui proposer une bière. Son sang ne fit qu'un tour et il lui fallu déployer des trésors de patience pour ne pas s'énerver et ne pas hausser directement le ton, comme il avait l'habitude de le faire. Foncer dans le tas et poser les questions ensuite n'était pas toujours la meilleure des solutions. Il n'avait pas envie de s'énerver, pas ce soir, pas maintenant. Pas comme ça. Jack inspira et expira longuement pendant un bref instant avant de se décider de se lever et de la rejoindre doucement, impatient d'en savoir plus.

Au passage, il s'arrêta devant une autre des photographies de Matilda, qu'il détailla un peu plus minutieusement. Plus il l'observait et plus le flic se disait qu'elle lui ressemblait. Qu'elle leur ressemblait. Mais une partie de lui avait envie de faire confiance dans ce que lui avait raconté Cameron depuis le début. Cette dernière espérait encore qu'une grosse partie de leur relation ne soit pas fondée sur un mensonge, sans quoi il ne saurait plus en quoi croire, ni à quoi se raccrocher. Jack reposa doucement la photo avant d'emboîter le pas de l'américaine, la rejoignant dans la cuisine. Pour lui, et le fait était assez rare pour le souligner, l'heure n'était pas à prendre un quelconque remontant. Frôlant la tachycardie, il s'avançait à pas feutrés, avant de s'appuyer sur le rebord de la cuisine américaine, essayant désespérément de croiser le regard de la jeune femme pour y trouver de quoi se rassurer.  « Non merci, Cam', je ne veux pas de bière. Je veux une réponse. » Sa voix était étonnamment calme lorsque l'on connaissait le tempérament explosif de l'Irlandais et son ton était presque monocorde, comme dénué de toute vie.  « Est-ce que Matilda est ma fille ? » Comme s'il avait encore besoin de reposer la question, au cas où si elle n'avait pas encore compris …. Il eut un léger tremblement dans sa voix lorsqu'il prononça son prénom, comme s'il était partagé entre l'idée de se faire doucement à l'idée qu'il était père, où au contraire, qu'il se faisait des idées.  « Je veux dire … notre fille ? » Jack quitta le refuge de sa cuisine américaine pour se rapprocher de Cameron, essayant d'accrocher ses yeux bleus, ou essayant de marquer sa présence. Il ne voulait pas se montrer agressif, ou intrusif, bien que pour ce dernier, c'était peut-être un peu trop tard et voulait laisser tout son espace à la jeune femme pour ne pas se sentir oppressée. Mais il avait besoin d'être rassuré, et une partie de lui se disait que si elle ne l'avait pas contredit jusqu'à maintenant, c'était qu'elle avait quelque chose à lui annoncer. Pendu à ses lèvres, Jack attendait désormais le couperet.





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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Lun 22 Oct 2018 - 1:38~



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Une réponse. Face à l'évier elle s'était arrêtée et mordait ses lèvres. Là il foutait en l'air les illusions avec lesquelles elle avait tenté de se bercer depuis qu'il avait fait irruption dans sa salle de bain. Non, l'irlandais ne s'était pas laissé avoir et avait refusé de se voila la face au sujet de sa fille, non Jack n'était pas remonté parce que les taches de sang qui maculaient sa chemises ne s'étaient évanouis après un lavage. Elle en aurait presque fait une crise d'angoisse, terrorisée à l'idée d'affronter une situation qu'elle n'avait pas vue venir, loin de là. Intérieurement elle savait qu'il le saurait tôt ou tard, elle savait qu'au moment de cette annonce les choses se passeraient mal, mais au moins, dans sa tête ce moment elle l'avait choisit, elle aurait pu s'y préparer moralement afin de s'armer, là tout se dérobait sous ses pieds, la situation lui échappait et c'était hors de son contrôle. Pas de bière pour l'irlandais, c'est une situation de crise, lui même s'en rendait compte sans ça il aurait accepté le verre que lui offrait son amie. Tout en gardant le dos tourné à son ami la jeune femme se servit un verre d'eau, un grand verre qu'elle but lentement et entièrement, manquant d'avaler sa dernière gorgée de travers.

C'est seulement après avoir prit une profonde inspiration qu'elle décida de se retourner, déposant son verre au fond de son évier, s'adossant au plan de travail. Cameron a ajusté son peignoir, croisant ses bras contre sa poitrine. Comment avait-elle pu se montrer aussi stupide, mais comment aurait-elle pu imaginer que son collègue se pointerait chez elle comme ça sans prévenir. Jamais cela n'était arrivé, du moins, pas sans qu'elle s'y attende en fait. Durant toute ses années elle avait été surprise qu'il n'ait pas simplement fait le calcul dans sa tête, mais peut-être était-ce simplement qu'il lui avait fait confiance parce qu'il n'imaginais tout simplement pas que la blonde ait pu lui mentir à ce sujet un seul instant. Sans doute avait-elle cru être assez courageuse pour élever cette enfant seule sans penser qu'un jour elle aurait besoin de son père ou pire, que le pauvre homme découvrirait de la pire des manières qu'il était le père. Elle tenait pourtant la route son histoire, personne ne s'était posé de questions à ce sujet, puis parce qu'elle savait que ce n'était pas bien vu les histoires de coup d'un soir et que par conséquent personne n'oserait jamais lui en demandé d'avantage au sujet de ce géniteur fantôme. "Bien." dit-elle tout simplement en réponse au fait qu'il refuse de prendre un verre, il aurait dû, il devrait. Elle prit une profonde inspiration, si seulement il n'avait pas été si clair avec ses questions sans doute aurait-elle pu continuer à jouer l'idiote en évitant le sujet, mais non. Cameron qui mettait pourtant un point d'honneur à annoncer de grandes nouvelles d'elle-même semblait alors incapable d'aligner deux mots sans que l'émotion ne la gagne. Elle savait ce qui était en jeu, elle était consciente de ce qu'elle risquait : perdre Jack, qu'il demande la garde exclusive de sa fille. Entre autre. "Ecoute..." qu'elle dit en plaçant de longues mèches blondes et bouclées derrière ses oreilles, la question était : par où commencer exactement ? "Je ne sais pas quoi te dire..." cette attente la tuait-elle autant qu'elle le tuait lui ? Elle n'était pas prête pour cela, peut-être autant que Jack l'était d'apprendre qu'il était papa."Il n'y a jamais eu de militaire de 'passage', je suis tombée enceinte dans la nuit du 31 décembre 2015 au 1er janvier 2016." lâcha t-elle la voix tremblante et le regard fuyant. Elle aurait bien répondu à sa question par l'affirmative, mais elle souhaitait également justifier sa décision. De nombreux facteurs étaient à prendre en compte, elle lui avait menti, elle l'avait trahi, à cet instant précis Cameron se sentait littéralement comme de la saleté au fond d'une cuvette en porcelaine de toilette. Tout ce que la jeune femme redoutait étaient les effusions de voix qui pourraient éveiller la curiosité de sa fille qui risquerait de pointer le bout de son nez pour venir voir ce qui se passait. "J'me voyais pas - et pourtant j'ai essayé - t'annoncer que tu m'avais mise enceinte, mais qu'avec ou sans ton accord j'allais garder cet enfant." le ton qu'elle employait était plus froid, cherchant malgré elle à mettre un genre de distance émotionnelle entre l'irlandais et elle. "Mais oui, Matilda Rose est notre fille."  Cameron a hoché là tête, employant le même ton, dieu qu'elle s'en voulait d'avoir agit comme elle avait put le faire, d'avoir mentis à son plus proche ami, de l'avoir prit pour un con. Son estime de sois était au plus bas et pourtant sa fierté la forçait à garder la face, lui interdisant de verser la moindre larme, de garder la tête haute et ce regard glacial.


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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Lun 22 Oct 2018 - 19:08~


Depuis trois ans, le pauvre flic n'avait jamais fait le rapprochement entre l'annonce de la grossesse de la jeune femme et leur petite soirée entre adultes, persuadé de la bonne foi de la jeune femme et lui vouant une confiance plus qu'entière. Après tout, Alden était une jolie femme et le fait qu'elle ait du succès auprès de la gente masculine n'était guère surprenant. La réaction de Cameron l'étonnait au plus haut point, alors qu'il attendait avidement une réponse légitime à sa question. Sa manière de se montrer froide et aussi distante de lui le surprenait et la jeune femme affichait une attitude qui ne lui était pas habituelle. De son côté, Jack ne faisait pas non plus le malin, et réfrénait une méchante envie de secouer Alden afin d'obtenir une réponse plus rapidement. Mais lorsque l'annonce fatale tomba enfin, O'Reilly sentit ses jambes vaciller sous le poids de son corps et laissa échapper un long soupir de soulagement lorsqu'il apprit qu'il était devenu père. Une joie immense submergea son corps entier à cette nouvelle avant qu'une immense déception ne prenne le relais. Ses sentiments étaient plus que partagés, alternant entre bonheur et amertume de manière confuse. Son cerveau était en ébullition face à ce véritable ascenseur émotionnel. Finalement, il aurait peut-être dû accepter l'offre de la blonde lorsque cette dernière lui avait proposé un remontant.

Cherchant ses mots, Jack finit par balbutier, plantant un regard attristé dans les yeux bleus de sa partenaire. « Je … je ne comprends pas.... » avoua-t-il avant de se reprendre  « C'est peut-être la plus belle chose que j'ai jamais fait de ma foutue vie et tu décides de ne jamais m'en parler et de me priver d'un tel bonheur ? Comment as-tu pu être aussi égoïste ? Deux ans, Cameron ! C'est énorme deux ans ... » souffla-t-il en pensant à toutes ces petites joies de la vie de parents découvrant leur enfant grandir. Toujours perdu entre ses sentiments, une vague de tristesse l'envahit alors qu'il pensait à sa fille qui avait grandi sans père. L'irlandais restait malgré tout étonnamment calme, persuadé que de mettre de l'huile sur le feu n'arrangerait pas les choses entre eux. Mais cette annonce avait l'effet sur lui d'une véritable rupture ou fracture dans leur relation. Jack lui avait fait confiance, chose qu'il donnait le plus difficilement au monde, et cette dernière avait été trahie, piétinée. Tout ce pseudo code d'honneur qu'ils maintenait entre eux, leur garantissant cette relation si particulière qui les unissait était bafoué d'un revers de main. Jack secoua la tête  « Merde … tu dois être la personne sur Terre qui me connaît le plus, et tu ne t'es même pas dit une seule seconde que tu pouvais m'en parler ? Que tu aurais dû m'en parler ? Comment as-tu pu croire que je t'aurais empêché d'une quelconque manière d'empêcher d'accomplir tes souhaits d'être mère ? Est-ce que l'idée que j'aurais volontiers accepté cet être dans ma vie, dans notre vie t'as seulement traversé l'esprit ? » O'Reilly avait l'impression de déballer son sac, et d'enchaîner les questions sans réponse. Cela ne faisait pas forcément avancer les choses entre eux, mais avait au moins le mérite de le soulager un petit peu.  « Est-ce que c'est moi ? Est-ce que c'est de ma faute ? Je t'ai dis quelque chose qui ne t'a pas plu ou qui t'as poussé à te replier sur toi-même malgré moi ? Ou alors tu t'es peut-être dit que je ne remplissais pas tes standards pour faire un bon père ? » continuait-il alors qu'il repensait à son mauvais exemple paternel. Il n'aurait peut-être pas été le meilleur, mais aurait en tout cas essayé de faire de son mieux, et aurait probablement aimé la petite Matilda Rose plus que tout au monde.

Son cerveau était en ébullition et Jack n'arrivait plus à mettre de l'ordre dans ses idées, restant dans son coin de cuisine en sentant une impression de chaleur l'envahir. O'Reilly avait besoin d'air frais et d'espace. Il tournait en rond dans cet appartement trop petit, jusqu'à ce que son regard n'accroche la silhouette de la petite fille qui avançait doucement vers la cuisine, probablement à la recherche de sa mère. L'Irlandais ne parvenait pas à détacher une seule seconde ses yeux de la petite créature, qu'il détaillait sous toutes les moindres coutures. Il se figea et son visage devint blême, incapable d'adopter un comportement correct et de savoir comment agir en présence de la petite fille … de sa fille. Il repensait à cette vérité inavouée et son sang ne fit qu'un tour, ayant la terrible envie de tout lui révéler avant de réfréner ses ardeurs, parvenant à la conclusion que Mattie n'y était pour rien, et qu'elle ne comprendrait probablement rien à ces affaires d'adultes. Jack se demandait comment ils pouvaient désormais rattraper le coup, comment pouvait-il seulement effacer deux ans d'absence avant qu'une dernière question ne le frappe : Cameron avait-elle seulement envie qu'il fasse partie de la vie de sa fille ?
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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Lun 22 Oct 2018 - 20:15~



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C'était partit pour la déferlante, elle le savait, s'y attendait. Pourquoi son moyen de défense était trop offensif ? Pourquoi sa nature profonde l'obligeait à se comporter comme une idiote alors que tout ce qu'elle voulait c'était pleurer et implorer le pardon de Jack. Dieu qu'elle n'a jamais souhaité blesser l'irlandais, elle ne réalisait pas l'ampleur de son égoïsme jusque ce soir, ou peut-être en avait elle idée et c'est pour cela qu'elle a préféré cacher sa gamine aux yeux de tous ceux qui pourraient faire le lien. Peut-être que c'était d'avantage que cela, peut-être qu'il y avait bien plus au yeux de la blonde qu'un simple histoire d'un soir. Elle bouillait littéralement de l'intérieur et s'en voulait, si elle avait pu, elle se serait giflée. Plus stupide que la stupidité. Alors il vidait son sac, sans s'emporter, respectant sans le vouloir la volonté de l'américaine. Chaque mot que prononçait Jack enfonçait la jeune femme dans la culpabilité, jamais elle ne s'était sentie aussi mal, c'était la première fois de sa vie qu'elle doutait de sa propre existence. Elle hochait bêtement et lentement la tête, ressentant le besoin de lui faire comprendre que ce qui sortait de sa bouche ne tombait pas dans l'oreille d'une sourde. Elle le savait. 2 ans. 2 années durant lesquelles elle a dû élever cette enfant seule en continuant de fréquenter le père de cette dernière.

"Je sais..." mais il fut impossible à la blonde de continuer sa phrase parce que le détective enchaîna. Tout ce qu'elle voulait c'est que cela s'arrête, parce que Cameron avait prit conscience, il y avait déjà un moment, qu'elle avait commit une énorme erreur. L'ancienne militaire sentait quelque chose se briser en elle, parce que le plus marquant n'était pas ce qu'il exprimait, mais ce qu'il taisait. L'atmosphère de la pièce était désagréable et opprimante, la tension était palpable et la jeune maman, au bord des larmes. "J'avais peur !" articulait-elle, bien sur qu'elle crevait de trouille, parce qu'ils avaient été stupides d'agir comme ils l'avaient fait, mais d'avantage de ne pas avoir prit de précautions et ainsi avoir agit comme des adolescents dont les hormones font d'eux de simples pantins. Sa grossesse ne l'avait pas aidée à avoir les idées beaucoup plus claires, non. Alors qu'elle s'apprêtait à couper la parole de Jack qui semblait intarissable de paroles, une simple phrase retint toute l'attention de la jeune femme. C'était mal formulé, mal tourné, alors ce fut mal interprété. "Mes standards ?" qu'elle a répété sèchement, s'approchant lentement, mais dangereusement du nouveau papa. "Mes stand... J'peux savoir c'que ça veut dire, qu'est-ce que t'essayes d'insinuer ?" en prenant une profonde inspiration elle passa ses mains sur son visage, puis dans ses cheveux. Il insinuait là qu'elle s'estimait plus qu'elle ne pouvait l'estimer lui, c'était ça ? L'impression qu'il avait d'elle, qu'elle se sentait supérieure à lui, qu'elle se trouvait mieux ? Avec ces mots il venait de la blesser, elle avait menti, l'avait trahi et se permettait tout de même de se vexer à cause de ses propos. "J'a essayé Jack, de t'en parler... J'ai essayé mais j'avais peur, mets toi à ma place..." mais alors que la voix tremblante de la jeune femme se brisait, secouée de tremblements son attention fut reportée sur sa petite tête blonde à elle. "Poussin..." soupira t-elle d'une voix cassée avant de venir la prendre dans ses bras pour la porter contre sa poitrine. Matilda avait le visage barbouillé de chocolat ainsi que ses mains, la moitié de sa barre chocolaté n'avait pas été ingérée. Réprimant un sanglot, Cameron se retourna vers un Jack qui semblait être comme en état de choc. "Assieds-toi, s'il te plaît." lui demanda t-elle en plantant son regard humide dans celui de l'irlandais un instant, son nez avait prit une légère teinte rosée et cela était dû à l'émotion. Prenant la direction de la cuisine, l'américaine installa son enfant sur le plan de travail à côté de l'évier afin de la débarbouiller. La petite voix rauque de la globule se fit entendre, son dialecte n'était pas tout à fait intelligible, mais Cameron partageait sa vie et comprenait ce que la petite lui racontait. "Tu veux boire quelque chose ?" a t-elle formulé en essuyant le visage de la petite fille qui semblait contente que sa mère formule à voix haute sa demande. "Mattie dit que tu as l'air d'avoir soif." la voix de la jeune femme était calme et pourtant pleine d'émotion, le ton qu'elle employait était monocorde, presque dénué de vie.

Après avoir finit de nettoyer le visage de sa fille, la trentenaire reposa au sol la petite qui s'en alla ouvrir le réfrigérateur pour en sortir une petite gourde de jus de pomme et sans que sa mère ne puisse la retenir, Matilda tendit sa boisson à l'irlandais. "Dis bonne nuit Mattie, il est l'heure." plantée à quelques pas de la scène qui se jouait sous son nez, Cameron évitait du regard le quadragénaire, tendant sa main en direction de la petite. Elles disparurent toutes les deux après que l'enfant ait embrassé son père et après quelques minutes et une petite crise de larmes, l'américaine était de retour dans le salon. Toujours à bonne distance. "Je crois que j'attendais qu'elle soit en âge de comprendre pour te la présenter, je ne voulais pas chambouler ta vie, alors j'ai préféré ne rien dire." un sanglot lui échappa alors elle détourna son visage et le dissimula sous ses mains un instant, le temps de trouver le courage de lui faire face, pour trouver la force de réprimer ses larmes. Afin de ne pas montrer sa faiblesse et ses larmes. "J'avais tellement peur que tu ne veuilles pas faire partie de sa vie que je n'ai pas osé t'en parler." Elle ne voulait pas continuer de l'avoir dans son sillage s'il ne comptait qu'être le père de sa fille, en fait.


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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Lun 22 Oct 2018 - 21:15~


Le quadragénaire était tétanisé à l'approche de sa fille et son inconfort semblait être visible puisque Cameron l'invita à s'asseoir. Dans cet instant de faiblesse, il avait réagi par réflexe, obéissant docilement à l'ordre donné. Jack se rassit dans le fauteuil avant que ses jambes ne chancellent et essayait de reprendre un tant soit peu de contenance alors que ses yeux ne quittaient pas la petite tête blonde. Son cœur frôlait à nouveau la tachycardie et il serrait les dents à s'en casser la mâchoire . Il essayait désespérément de se contrôler, de faire bonne figure devant Matilda mais semblait plus gauche et maladroit que jamais, même si le regard qu'il posait sur elle se faisait de plus en plus affectueux. Il sentit son estomac se déchirer en repensant à ses deux années d'absence alors que la petite fille lui tendait une petite gourde de jus de fruit de la manière la plus innocente qui soit, à bien des lieues de savoir ce qu'il pouvait se tramer dans leur conversation dramatique d'adultes. Mais alors qu'il reprenait petit à petit une certaine contenance, le baiser enfantin de sa fille contre sa joue l'électrisa avant qu'il ne se reprenne et qu'il ne lui sourit benoîtement en guise de bonne nuit. Heureusement pour l'Irlandais, il eut quelques minutes de répit qu'il mit à profit pour percer la gourde de son jus de pomme, aspirant avidement le liquide frais, l'aidant à reprendre du poil de la bête.

Ce petit interlude lui permit de poser ses idées à plat dans sa tête, et d'essayer d'analyser un peu plus finement la situation. Il avait toujours pensé qu'ils avaient fauté il y avait de ça trois ans, mais n'avait jamais sérieusement réfléchi aux conséquences de leurs actes, contrairement à l'américaine qui avait fait face à cette réalité quelques semaines après leur aventure, d'autant plus que cela ne les avait jamais séparé. Jack pouvait essayer de comprendre la peur qui l'avait animé, cette même peur qui lui avait caché le fruit de leur passion d'une nuit mais ne parvenait toujours pas à admettre qu'elle l'avait complètement effacé du tableau, alors qu'il remettrait sans sourciller sa propre vie entre les mains de la flic. Quelque chose venait irrémédiablement de se briser dans l'esprit du vétéran alors qu'il terminait sa petite gourde dans un bruit de froissement de plastique. C'était le moment qu'avait choisi Cameron pour revenir vers lui, conservant toutefois une certaine distance entre eux, comme si la promiscuité avec l'Irlandais la répulsait. Il essayait de prendre son mal en patience alors que les mots de la jeune femme le transperçait avec autant d'efficacité qu'un poignard ou qu'une dague aiguisée. Jack attendit patiemment qu'elle eut fini pour se lever, poser sa gourde sur un coin de la table basse avant de s'approcher d'elle. La voir ainsi lui brisait le cœur, et il sécha une de ses larmes en silence avant de lui tourner le dos, venant se planter face à une des fenêtres qui donnait sur Portland. Lui aussi avait fait en sorte d'éviter le regard de sa partenaire, comme s'il se sentait malgré lui aussi fautif qu'elle de la situation dans laquelle ils se trouvaient.  « Chambouler ma vie ... » souffla-t-il dans un petit rire moqueur.  « Mais quelle vie ? J'ai 40 ans, je vis dans une bicoque qui menace de s'écrouler, je passe le plus clair de mon temps au pub seul ou à marcher sur le fil du rasoir en essayant vainement de démanteler un foutu cartel mexicain … t'appelles ça une vie toi ?  Peut-être que si ... » O'Reilly ne termina pas sa phrase, laissant mourir ses mots entre ses lèvres alors que son regard vagabondait sur les lumières de Portland. Peut-être que si elle le lui avait dit, les choses étaient différentes et Jack se plut pendant quelques courtes secondes à imaginer ce qu'aurait pu être sa vie si Cameron avait été honnête avec lui, avec eux. Avec des « si », on mettait Paris en bouteille.

 « Tu as eu tellement peur que tu ne m'as même pas laissé le choix de faire partie de sa vie. Et pourtant, tu étais là, presque tous les jours à mes côtés à jouer la comédie, Cam' …. Comment as-tu fait ? Deux ans à garder ce secret pour toi, alors que j'étais là. Juste là, dans le mensonge le plus complet. » cracha-t-il avec amertume alors qu'il se retournait pour faire face à son ancienne partenaire, les yeux mouillés par la tristesse.  « Je pense sincèrement que tu es la meilleure des mères que l'on puisse rêver d'avoir, mais tu sais, je crois que j'aurais pu faire un bon père ... » lâcha-t-il enfin ce qu'il avait sur le fond du cœur, se passant les mains sur le visage pour réprimer ce qu'il pensait être un sanglot. Il était perdu, Jack, hésitant entre quitter immédiatement cet appartement et la vie de la jeune femme, ou rester et essayer de comprendre son raisonnement. Avoir peur n'était pas suffisant à ses yeux.
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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Lun 22 Oct 2018 - 22:48~



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Il semblerait que la présence de la petite ait adoucie les choses pour le soulagement de la jeune maman qui luttait présentement contre sa sensibilité pour ne pas fondre en larme et ainsi ne pas se donner en spectacle. Saloperie de fierté. Elle l'a observé prendre la direction de la fenêtre et regarder d'un air pensif au dehors alors qu'elle l'écoutait avec attention, s'installant sur le bras du canapé derrière ce dernier. "Je ne suis personne pour porter un jugement quel qu'il soit sur la vie que tu décides de mener, mais au moins maintenant tu comprendras pourquoi j'essayais de te raisonner quand tu..." elle prit une profonde inspiration, parce que l'adrénaline et le danger étaient les maîtres mots du genre de vie qu'ils menaient tous les deux. L'américaine n'essayait pas de raisonner l'ancien militaire uniquement parce qu'il était le père de sa fille, mais aussi parce qu'elle tenait à lui. "Je ne me suis jamais demandée si tu comptais mener ce train de vie toute ta vie, pour tout te dire..." décider de ne pas interrompre sa grossesse était un choix difficile, à l'époque elle était à mille lieues de se douter que les choses prendraient cette tournure et pour tout dire, égoïstement elle n'y avait pas réfléchit, non, elle n'avait pensé qu'à elle et au bien être futur de cet enfant ; à l'époque déjà ça ne semblait pas gagné.

"Je n'appellerais pas ça jouer la comédie..." se permit-elle de commenter d'une voix irritée, puisqu'après tout c'était le cas, elle n'avait joué à rien, il n'avait pas posé de questions alors elle n'avait rien dit. Il la blâmait et il était en droit de le faire, mais Cameron refusait de se laisser faire ainsi. "Techniquement je ne t'ai pas menti, je n'ai simplement rien dis, nuance." avait-elle ajouté d'une voix calme. était-ce bien malin de jouer sur les mots à cet instant très précis ? Pourquoi se cachait-elle subitement derrière un masque qui ne lui sied guerre, pourquoi maintenant ? "Jack..." reprit-elle d'une voix plus douce, incapable de rester insensible à la douleur de son ami qui reprit immédiatement et ses paroles atteignirent le cœur de la blonde avec la vitesse et la force d'une balle. Elle se redressa, quittant son assise pour se mettre bien droite sur ses jambes, levant ses mains à hauteur de son visage. Le masque tombait de nouveau, perturbée et perdue, la vision de Cameron s'embua alors de larmes. "J'ai jamais dis que je ne voulais pas que tu fasses partie de sa vie..." articula t-elle d'une voix étranglée avant de poser une main sur ses lèvres afin de refréner un sanglot. "J'ai cru bien faire en t'évinçant de sa vie parce que j'ignorais tout ça, je ne pensais pas que tu aurais envie d'être père, je pensais que tu..." la jeune femme prit une profonde inspiration afin de se ressaisir. "J'pensais que tu prendrais peur si je t'annonçais que j'attendais un bébé et j'espérais pourtant que tu t'en rendrais compte, mais ça n'a pas été le cas alors je me suis dis que les choses ne seraient peut-être pas plus mal comme ça, mais ça n'a rien à voir avec toi, ce n'était aucunement personnel." Parce que là semblait se trouver une préoccupation d'O'Reilly, il semblait persuadé que la grande blonde ne le trouvait pas assez bien pour assumer son rôle de père, ce qui n'était pas le cas. Elle se devait de le lui faire savoir. Cela n'avait rien à voir avec ça. "Y'avait ce risque, aussi, que tu me l'enlève, que tu demande la garde exclusive..." voilà qu'elle se confondait en excuses, qu'elle se perdait dans des explications qui sembleraient peut-être insensées aux oreilles de l'irlandais, mais qui avaient peser dans la balance et qui l'avait dissuadée de garder ce secret pour elle. "Puis merde, tu imagines un peu ce que ça aurait été de t'avoir là près de moi, pour un enfant et rien d'autre ?" c'est sorti brusquement de sa bouche, son cerveau lui-même ne semblait pas prêt à sortir ces mots et pourtant. Elle affichait elle-même un regard surpris, venait-elle réellement de vomir ce torrent de mots qu'elle n'avait jamais osé s'avouer. "Enfin..." tente t-elle de se raviser en ajustant son peignoir, nouant nerveusement la ceinture de ce dernier autour de sa taille pour fuir tout contact visuel avec son interlocuteur. "C'est pas... Oublie, oublie c'que j'viens de dire." pourquoi fallait-il qu'elle complique toujours tout, rien n'était simple avec la belle ; quelqu'un à dit un jour que plus une femme est belle, plus elle est folle, cet connard misogyne avait raison. "Si tu veux faire partie de sa vie, je ne t'en empêcherais pas."


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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Mar 23 Oct 2018 - 0:10~


D'ordinaire, la réaction de l'Irlandais face à ce genre de problèmes aurait été de prendre ses jambes à son cou et de s'isoler pendant une durée non déterminée, évitant soigneusement toute interaction avec son cercle proche. Et bien qu'il en mourait d'envie depuis qu'il avait franchi le pas de la porte de la salle de bains, Jack était également désireux de connaître les raisons des agissements de la mère de son enfant. Rien que le fait de se dire ça, que Cameron était la mère de son enfant, faisait naître en lui des sentiments nouveaux vis-à-vis de la jeune femme et changeait de manière quasi définitive le regard qu'il portait sur elle. Il repensait à leurs opérations clandestines et aux dangers qu'il lui avait fait courir par le passé et qu'il continuait à lui faire courir. Quant à lui, il n'avait jamais eu de mal à se mettre en danger étant donné la situation, mais la petite Matilda Rose venait de changer la donne de manière permanente, si jamais il décidait de faire partie d'une manière ou d'une autre de la vie de la petite fille.

O'Reilly était tiraillé entre son désir naturel et biologique d'en connaître un peu plus sur sa fille et celui de rester tel que les choses avaient été décidées par Cameron. Après tout, c'était peut-être encore le mieux à faire pour les deux. Mais maintenant qu'il était au courant de la vérité, il se sentait tout bonnement incapable de faire semblant et de regarder sa fille grandir sans qu'il ne puisse participer à sa vie. Il était peut-être parfois idiot, parfois insupportable et immature mais avait au moins le mérite de toujours assumer ses responsabilités. Pour autant, il perdait pied dès qu'il essayait de s'imaginer dans son rôle d'apprenti père, ne sachant désespérément pas par où commencer. A sa décharge, son seul exemple était loin d'être convaincant, préférant de loin les spiritueux que les temps avec ses enfants.

Jack ne put s'empêcher de secouer la tête en écoutant certaines des explications d'Alden, exaspéré. Plus la soirée avançait, plus les confessions s'enchaînaient, plus il se demandait quel portrait dressait-elle de lui dans sa petite tête. Comment après toutes ces années avait-elle pu penser qu'il l'aurait privé de sa fille en demandant sa garde exclusive, lui qui ne savait déjà pas s'occuper de lui-même et à qui il arrivait encore de porter des chaussettes trouées.  « Comment peux-tu croire un instant que j'aurais pu te faire un truc pareil ... » marmonna-t-il de manière quasi inaudible en posant brièvement son regard sur le visage de Cameron, parsemé de larmes. Cette image lui retourna l'estomac, et il dévia ses yeux aussi rapidement qu'il les avait tourné vers elle.  « A quel moment on s'est ratés Cam' ? Pourquoi on est passé à côté de tout ça ? » lui répondit-il de manière maladroite. Il avait la terrible impression d'avoir raté quelque chose dans sa relation avec la jeune femme, mais ne parvenait pas à se dire si c'était lorsqu'ils avaient déconnés, ou lorsqu'ils avaient continué à prétendre comme si rien ne s'était passé. Jack était aussi déconcerté et perdu qu'elle pouvait l'être et maudissait son orgueil ainsi que sa fierté d'être venu ici ce soir juste pour une simple chemise. Les choses auraient pu être bien plus facile s'il était resté chez lui. Il avait été entraîné en soldat à réagir dans des situations qui pouvaient être autant dangereuses que stressantes, mais aucun entraînement militaire ne l'avait préparé à ce qu'il était en train de vivre.

Jack se laissa tomber dans le fauteuil et commençait à sortir machinalement une cigarette de son paquet, prêt à l'allumer avant qu'il ne se ravise en jetant un coup d'oeil vers le couloir qui donnait vers les chambres de l'appartement. L'Irlandais cassa son bâton de nicotine en deux avant de lâcher un nouveau soupir, posant ses coudes sur ses genoux pour reposer sa tête.  « Je ne sais pas. N'est-il déjà pas trop tard pour en faire partie ? » lâcha-t-il à voix haute avant de se réfugier dans ses pensées, lâchant une bordée de jurons mentales avant de poursuivre.  « Je .. je suis perdu. Je ne sais pas quoi faire... pourquoi faut-il que ce soit toujours compliqué ? » Il ne s'attendait pas à se montrer aussi faible et impuissant devant elle mais force était de reconnaître que le vétéran ne savait plus trop sur quel pied danser.  « Je crois que je vais avoir besoin de temps … pour réfléchir. » lâcha-t-il à demi mots, regrettant immédiatement ce qui venait de traverser ses lèvres, sachant pertinemment qu'au moment ou il franchirait cette porte, il couperait tout contact avec Cameron et sa file. Pourtant, au lieu de joindre les actes à la parole, il restait là, immobile et sa tête désespérément ancré au creux de ses mains, telle une autruche.


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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Mar 23 Oct 2018 - 1:07~



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Don't tell me 'cause it hurts

Elle ne put contenir un gémissement alors qu'il soulevait une question douloureuse, comment avaient-ils pu se rater. Alors c'était ça, c'était trop tard, ils étaient passés à côté de quelque chose. Mais jamais elle n'aurait pu s'en rendre compte, si tout cela ne s'était pas produit jamais elle n'aurait eut le déclic et ce soir l'américaine constatait l'ampleur de la chose et les conséquences. La vie peut se montrer bien cruelle parfois, comme faire réaliser à quelqu'un qu'une personne qui lui est proche compte d'avantage et d'une manière bien différente de ce à quoi on s'attendait. C'était dit, c'était trop tard. Loin de Cameron se trouvait l'envie de compliquer la vie de Jack, c'était pourtant déjà bien entamé. Alors il tombait lourdement dans le fauteuil de cuir de la demoiselle, elle ne savait plus où se mettre et tous deux semblaient désespérément perdus, mais pour des raisons bien différentes. Là il formulait à voix haute ce que redoutait d'entendre la jeune femme, était-il sain pour cette enfant qu'il entre dans sa vie maintenant. Elle eut envie de répondre, pour sa décharge, qu'il n'avait pas tout manqué, certes il ne verrait pas pousser la première dent de la gamine, il n'assisterait pas à ses premiers pas, mais elle ne parlait pas encore correctement. Il n'avait pas tout manqué. Elle haussait les épaules en sanglotant cette fois, le masque était bel et bien tombé, puis à quoi bon garder contenance après s'être livrée à demi-mot. Elle se sentait nue, démunie et perdue.

En prenant une profonde inspiration elle finit par lui faire face franchement, les yeux larmoyants, le nez et les joues rosées à cause de l'émotion. Des larmes perlaient encore sur ses joues et dans le son de sa voix on pouvait entendre les larmes. "Je ne m'attendais pas à ce qu'elle passe la nuit chez toi, je crois qu'il faut qu'on y aille progressivement..." c'était là la seule chose qu'elle trouvait à répondre, parler de leur enfant afin de passer sous silence la semi déclaration qu'elle lui avait faite et le demi refus qu'elle venait d'essuyer. Visiblement, ça Cameron le savait, Mattie appréciait Jack, peut-être avait elle sentit, les enfants sont très intelligents, peut-être avait elle comprit en le voyant que ce type n'était pas n'importe qui et c'est pourquoi elle a partagé sa brique de jus avec lui. Pour vrai, Mattie avait bien du mal à partager, si bien qu'une fois sa mère avait eut le malheur d'en boire une sous son nez et cette dernière s'était mise en colère. Ce comportement n'était pas anodin. "Je m'en voudrais de chambouler tes habitudes et ta vie... Sentimentale." subitement elle s'imaginait le visage de ses collègues et la potentielle colère que Starla pourrait ressentir quand Jack lui annoncerait qu'il est le père de sa fille, elle serait tellement déçu et blessée de l'apprendre, de savoir que Cameron lui avait menti et caché la vérité tout ce temps. Elle déglutit avec difficulté et bruyamment, s'approchant lentement du détective pour lui saisir les poignets afin de le forcer à lever le nez dans sa direction. "Tu pourrais passer un après-midi en sa compagnie, je me chargerais de lui faire comprendre..." elle s'efforça d'afficher une esquisse de sourire sur son visage, mais elle n'en n'avait pas envie. Son regard devait trahir son ressentit, c'était certain, Jack la connaissait. L'américaine lâcha l'irlandais, déambulant telle une mère inquiète pour son adolescente de fille sortie s'amuser sans donner de nouvelle et pas encore rentrée malgré un couvre feu, les pieds nus sur le parquet elle se mit à faire les cent pas. "... C'est aussi à cause de ça que je ne voulais pas avoir cette conversation-la avec toi, parce que j'avais peur de ce que tu pourrais dire, parce que je craignais qu'effectivement on se soit : ''ratés''." Cameron a lancé un regard vide à son ami, s’efforçant de lui sourire de nouveau froidement.


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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ Mer 24 Oct 2018 - 22:10~


A aucun mot, l'Irlandais ne s'était interrogé sur la portée de ses mots, qu'il employait souvent à mauvais escient ou qui lui valaient d'être incompris, et encore moins sur l'effet dévastateur que ces derniers pouvaient avoir sur son entourage. Ils se ressemblaient tellement sur certains points qu'ils en venaient même à aborder des comportements défensifs similaires, à se montrer plus froids qu'ils ne l'étaient envers l'autre et à mettre de la distance là ou ils auraient dû faire l'inverse. D'ordinaire un véritable handicapé sentimental, Jack était complètement perdu face à l'avalanche de sentiments qui le tiraillait. Une partie de son esprit était tourné vers une autre collègue de travail, pour laquelle il avait développé récemment des sentiments nouveaux et inavoués ; une autre jouait un jeu étrange et dangereux de séduction avec la femme du chef du cartel qu'il combattait et la dernière semblait redécouvrir Cameron, se maudissant de l'avoir « raté », comme il avait dit précédemment. Mais le flic lui en voulait toujours pour l'avoir mis sur le banc de touche pendant deux ans, de l'avoir sciemment mis de côté dans sa vie et dans celle de leur fille. Son esprit vagabonda quelques courts instants pendant lesquels il essayait de réfléchir à quoi aurait pu ressembler sa vie, leur vie si jamais les choses s'étaient passées différemment. Ce qui était sûr, c'est que si elle lui avait dit quelques jours plus tôt qu'il était le père de sa fille, il aurait immédiatement arrêter de chercher des noises au cartel mexicain et serait rentré dans le rang, au lieu de l'emmener avec elle vers les dangers. O'Reilly secoua la tête, revenant à la réalité et se leva du fauteuil.  « Je .. il faut que je réfléchisse. » dit-il simplement à l'évocation de passer une après-midi entière avec sa fille, à deux doigts de l'effroi devant cette perspective. Il ne savait pas par où commencer avec elle et ne s'était jamais occupé d'enfants de toute sa vie.  « Je dois y aller .. je t'appelle, ok ?! » avait-il lâchement dit avant de prendre le chemin de l'entrée, évitant sciemment son regard et ne marquant aucune preuve d'affection. Jack s'arrêta toutefois devant une des commodes de la jeune femme, ses yeux se posant sur une photographie récente de Cameron et de sa fille.  « Je peux t'emprunter ça ? » demanda-t-il en prenant le cadre des mains. L'Irlandais la remercia d'un coup de menton et ferma doucement la porte derrière lui, craignant de réveiller la petite Matilda Rose. Il avait juste envie de s'enfuir en courant, et de mettre le plus de distance possible entre eux deux. Pourquoi fallait-il toujours qu'il complique les choses ?

SUJET TERMINE
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Mais il faut que tu saches que chez moi rien n'est stable. Il suffit d'un grain de sable pour enrayer toute la mécanique.
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Sujet: Re: the worst day since yesterday + cameron ~ ~

the worst day since yesterday + cameron
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